Vous avez entendu parler du “contenu SEO” sans vraiment savoir ce que ça recouvre ? Vous rédigez vos articles avec soin, mais Google semble les ignorer ? Ce guide est là pour vous remettre dans le droit chemin du référencement naturel, et vous expliquer comment faire du bon contenu SEO, et aussi ce que vous devez éviter de faire, avec en prime un prompt ChatGPT pour rédiger vos contenus SEO comme un pro !
C’est quoi, le contenu SEO ?
Un contenu SEO, c’est un contenu conçu pour plaire à la fois à vos lecteurs et à Google. C’est donc un contenu répondant à l’intention de recherche de l’utilisateur (qui se base sur un mot-clé), tout cela bien optimisé via les balises SEO tout en ayant une bonne expérience utilisateur. Bref, l’idée, c’est de répondre parfaitement à une intention de recherche, tout en étant visible sur les moteurs de recherche.
Pourquoi créer du contenu SEO ?
- Gagner en visibilité sur Google
- Attirer du trafic qualifié
- Convertir : un contenu optimisé SEO, répondant correctement à l’intention de recherche de l’utilisateur, convertira plus facilement vos visiteurs si vous insérez les bons CTA (Call To Action).
- Respecter les guidelines de Google pour vous positionner sur le long terme.
Les bases du SEO à connaître avant de se lancer
Avant même de rédiger, petit rappel des fondamentaux (parce qu’écrire un bon contenu SEO sans avoir connaissance des autres facteurs de positionnement est problématique)
- Le SEO repose sur 3 piliers : technique, contenu, popularité. Le contenu, c’est ce que nous allons voir dans cet article. La technique concerne tout ce qui est sur votre site en dehors du contenu et de son optimisation, comme un site qui charge vite par exemple. Le pilier de la popularité concerne des stratégies de netlinking, qui ont pour but de vous faire gagner de l’autorité (une sorte de score de confiance) auprès de Google. Ainsi, si vos contenus SEO sont d’une qualité redoutable, mais que vos autres piliers ne sont pas travaillés, il y a peu de chance que vous parveniez à vous positionner.
- Les moteurs comme Google cherchent à fournir LA meilleure réponse à chaque requête.
- L’intention de recherche prime sur (presque) tout le reste.
Petits chiffres : 68 % des expériences en ligne commencent par un moteur de recherche. Et 93 % du trafic global vient de Google Search, Google Images ou Maps.
Alors, vous souhaitez encore optimiser votre contenu SEO ?
Comment rédiger un bon contenu SEO : les grandes étapes
Identifier l’intention de recherche
Le point de départ de tout bon contenu SEO. Demandez-vous : qu’est-ce que la personne cherche VRAIMENT ? Une définition ? Un guide complet ? Un comparatif ?
Pour trouver cette intention de recherche, je vous invite à essayer dans un premier temps de vous mettre à la place de l’utilisateur. Essayez de vous poser la même question que lui. N’hésitez-pas à vous poser un instant et à noter ce qui vous vient en tête. Ce sera la base de votre contenu.
Si vous n’êtes pas inspiré (ce qui peut arriver très souvent), vous pouvez toujours regarder les premiers résultats de recherche que vous propose Google, et de lire les contenus et de vous en inspirer. S’ils sont positionnés, c’est que les utilisateurs les apprécient.
Pensez également à regarder les recherches associées (les questions que Google vous suggère) pour voir de potentiels questionnements par rapport à la recherche initiale. Le but est d’avoir un maximum de points à traiter, pour optimiser ses chances de se ranker.
Trouver les bons mots-clés
Mots-clés de courte traîne vs longue traîne :
- Courte traîne : très concurrentiels, très généralistes (ex : “chaussures”).
- Longue traîne : plus précis, moins concurrentiels (ex : “chaussures running trail pas cher”).
70 % des recherches sont des expressions de longue traîne.
Au moins votre site possède d’autorité (mesurable via Ahrefs ou Semrush), au plus il sera difficile de se positionner sur des mots-clés de courtes traînes, qui ont un fort volume de recherche.
Aussi, sachez qu’il faut bien prendre en compte l’intention de recherche liée aux mots-clés que vous choisissez. Cette intention de recherche va évidemment au-delà des catégorisations des outils comme Semrush (informatif, commercial, transactionnel).
Où les placer ?
- Balise title (60 caractères max). => une seule balise Title par contenu SEO, le mot-clé devrait être au début de cette balise. C’est le titre qui apparaît sur la SERP (résultats de recherche de Google)
- Balise meta description (jusqu’à 155 caractères, pour donner envie de cliquer). Cette balise est de moins en moins importante d’un point de vue SEO, donc pensez au taux de clic ! Oui, cette balise apparaît sur les résultats de recherche, sous votre titre.
- Balises H1, H2, H3 (attention à la hiérarchie !). Ce sont les titres et sous-titres dans votre contenu. Il faut une seule balise H1 par page, mais vous pouvez mettre plusieurs H2, H3 etc… Également, faites attention : les titres (donc les balises H1, H2, H3…) ne doivent pas être trop longs et il est inutile de spammer son mot-clé.
- Introduction (très important). Le début de votre contenu SEO est celui que Google va analyser le plus intensément, et c’est aussi la première chose que va lire l’utilisateur. Faites donc un compromis entre ce qui va être énoncé dans l’article et un début de réponse à l’intention de recherche de l’utilisateur.
- Alt des images. Cette balise doit contenir votre mot-clé et aussi un descriptif de l’image. Elle s’optimise généralement lorsque vous insérez votre image. Petit conseil supplémentaire : renommez aussi votre image pour qu’elle contienne votre mot-clé.
- URL (courte, claire, incluant le mot-clé). Le lien de la page est également importante, elle doit montrer une certaine structure, et annoncer quel sera le contenu, tout en étant assez courte.
- Texte d’ancrage des liens. Quel texte apparaîtra sur vos liens. Pensez à mettre des textes d’ancrage relativement optimisés. Par exemple, si vous faites un lien vers l’un de vos contenus SEO ayant pour mot-clé : “recette frite maison”, il serait intéressant d’avoir un texte d’ancrage comme : “recette pour faire des frites maison” ou “comment faire des frites maisons”
Rédiger un contenu de qualité
Au niveau du fond du contenu (et non seulement la forme), votre contenu doit être :
- Pertinent (répond vraiment à la question posée).
- Structuré (avec des titres clairs, des paragraphes courts, des listes, etc… c’est plus agréable à lire).
- Agréable à lire (vocabulaire simple, phrases pas trop longues, changement de rythme).
- Original (oui, même si vous utilisez ChatGPT, il faut se démarquer !) Ici, apportez votre valeur ajoutée.
Non, Google ne pénalise pas les contenus générés par IA. Il pénalise les contenus sans valeur ajoutée. Et encore, pénaliser signifierait émettre un impact négatif. Ici, c’est “simplement” le fait que Google ne vous placera pas sur la SERP avec un mauvais contenu.
4. Enrichir le contenu SEO avec des médias (et les optimiser)
- Images : légères, balise alt, nom explicite. Les infographies sont généralement appréciées, dans un contexte où le temps d’attention moyen chute.
- Vidéos : hébergées proprement, texte descriptif, et surtout bien insérées. L’idéal est d’héberger vos vidéos sur Youtube et d’insérer un lien de votre contenu SEO vers cette vidéo.
- Podcasts : accompagnés d’un transcript (merci pour l’accessibilité).
5. Penser à l’UX et au design
L’expérience utilisateur, si bien optimisée, fera en sorte que vos utilisateurs restent plus longtemps sur votre site, ce qui signifie que les signaux utilisateurs renvoyés seront meilleurs, améliorant votre positionnement. Ainsi, voici quelques points à respecter :
- Police lisible.
- Contraste suffisant.
- Paragraphes aérés.
- Navigation simple.
- Pas de pub envahissante (vous n’êtes pas un site de streaming douteux).
6. Soigner le maillage interne et les liens sortants
Ceci ne concerne pas directement le contenu SEO dans son écriture, mais plutôt ce qu’il y a autour. Globalement, pour ce point, il faut retenir que ce travail a pour but de donner de la valeur ajoutée à vos utilisateurs en leur proposant du contenu supplémentaire pour leur expliquer le sujet plus en profondeur, ou insister sur un détail :
- Maillage interne : faire des liens entre vos pages pour les renforcer mutuellement. Il est même recommandé, pour des mots-clés concurrentiels, de créer un cocon sémantique, c’est-à-dire un ensemble de pages traitant de divers aspects d’un mot-clé, envoyant tous un lien optimisé vers une page plus générale, parlant de votre mot-clé principal (Google apprécie particulièrement cette stratégie).
- Liens externes : vers des sources fiables (ex : Wikipédia, INSEE, etc.). Le but ici est de donner à vos utilisateurs des ressources utiles pour mieux comprendre votre contenu.
7. Optimiser techniquement le contenu SEO
- Balises title, Hn, meta, alt, canonical.
- Temps de chargement.
- Version mobile (impératif).
- Structure d’URL claire (ex : votresite.com/guide-contenu-seo).
Comme évoqué tout à l’heure, ces éléments doivent aussi contenir votre mot-clé SEO.
Les idées reçues sur le contenu SEO (et pourquoi vous devez les oublier)
- “Il faut écrire 2000 mots minimum” : non. La longueur ne fait pas tout. En revanche, gardez en tête qu’il est intéressant d’avoir un nombre de mots similaire à celui de vos concurrents.
- “Un contenu long, structuré, et agréable à lire performe mieux” : oui.
- “L’IA nuit au SEO” : non. Ce qui nuit au SEO, c’est de faire écrire n’importe quoi à l’IA sans relecture ni valeur ajoutée. Avec des prompts efficaces, l’IA peut faire des merveilles pour vous !
Outils pour créer et analyser votre contenu SEO
Outils de recherche de mots-clés :
- Ubersuggest : l’un des moins chers du marché.
- Semrush : l’un des plus efficaces, avec Ahrefs (selon moi)
- Ahrefs : celui-ci propose des outils gratuits pour analyser votre autorité et celle de vos concurrents (idéal pour estimer si un contenu SEO pourra se placer facilement ou non)
- Answer The Public : pour mieux comprendre l’intention de recherche également et trouver quelques mots-clés
- Google Keyword Planner : outil gratuit proposé par Google.
Outils d’aide à la rédaction :
- ChatGPT ou autres (évidemment) : ChatGPT permet de générer rapidement du contenu rédactionnel, de reformuler, corriger ou enrichir un texte. Il peut aussi aider à structurer un plan d’article, à adapter le ton d’un contenu à un public cible ou encore à proposer des idées de titres et de mots-clés. Un gain de temps considérable, surtout en phase de pré-rédaction ou de brainstorming.
- Jasper AI : Spécialisé dans le marketing de contenu, Jasper AI propose des modèles orientés conversion : articles de blog, pages de vente, e-mails, publicités… Il est apprécié pour ses templates efficaces, sa qualité rédactionnelle et son intégration possible avec des outils comme SurferSEO.
- YourText.Guru : C’est un outil d’optimisation sémantique. Il analyse le champ lexical autour d’un mot-clé et fournit une liste de termes à intégrer pour booster le référencement. Il fonctionne en lien avec une méthode de “brief” SEO : quels mots utiliser, à quelle fréquence, dans quelle logique. Idéal pour rédiger un contenu optimisé sans sur-optimisation.
- SEO Writing Assistant (SEMRush) : Plugin connecté à SEMrush, il analyse un texte pendant la rédaction (notamment sur Google Docs ou WordPress). Il évalue la lisibilité, l’originalité, le ton du contenu et sa compatibilité SEO. Il donne aussi des suggestions de mots-clés, liens ou longueur idéale selon les concurrents positionnés.
Outils d’analyse :
- Google Search Console : Indispensable pour suivre les performances de vos contenus SEO : impressions, clics, taux de clics (CTR), position moyenne. Il permet aussi de repérer des problèmes d’indexation, d’analyser les requêtes tapées par les internautes, et de suivre l’évolution du trafic organique.
- Google Analytics : Analyse l’audience et le comportement des visiteurs sur un site web. Il aide à comprendre d’où viennent les visiteurs, quelles pages sont les plus visitées, combien de temps ils restent, et où ils quittent le site. Idéal pour repérer les contenus qui convertissent ou non.
- PageSpeed Insights : Outil de Google pour analyser la vitesse de chargement d’une page. Il fournit un score et des recommandations techniques pour améliorer la rapidité (optimisation d’images, réduction du JavaScript, etc.). La performance web est un critère de classement SEO important.
- Textfocus : Propose une analyse complète d’un texte : densité des mots-clés, fréquence, champ lexical, métadonnées, balises. Il permet aussi de comparer une page à ses concurrents sur un mot-clé donné.
Et les URLs dans tout ça ?
Une URL bien construite, c’est :
- Courte.
- Contenant le mot-clé.
- Séparée par des tirets (pas d’underscore ou de chiffre inutile).
Exemple : votresite.com/contenu-seo-optimise au lieu de votresite.com/page?id=87393 (ça fait plus pro, non ?).
L’utilisation de l’IA dans les contenus SEO
Lorsque vous souhaitez rédiger un contenu SEO, il est possible (contrairement à ce que beaucoup disent) d’utiliser ChatGPT ou autre IA pour vous aider à rédiger vos articles. Il faut, dans un premier temps, se poser la question suivante : qu’est-ce que je peux remplacer par l’IA qui n’aura pas d’impact sur mon classement ?
La réponse ici est assez simple : presque tout. La seule chose que vous ne pouvez pas remplacer, c’est votre valeur ajoutée, et je dirais même mieux : le fond de votre valeur ajoutée et non sa forme.
Ce qui va faire que votre contenu SEO se place mieux que ses concurrents (outre des facteurs externes au contenu comme l’autorité du site), c’est bien votre valeur ajoutée. Ainsi, lorsque vous demandez à ChatGPT d’écrire un article de blog pour vous, dites-lui d’abord quelle valeur ajoutée vous souhaitez apporter. N’hésitez-pas à être extrêmement précis.
L’IA peut donc vous assister dans plusieurs étapes de l’optimisation de votre contenu SEO, vous pouvez même automatiser votre maillage interne, si le SEO n’est pas votre tasse de thé !